Un jour que je surfais sur Twitter, je suis tombé sur un drôle de compte ou plutôt un conte musical né à La Réunion, ce territoire si lointain pour nous et qui fait partie intégrante de notre pays.

Tout de suite embarqué par des sonorités envoûtantes et de magnifiques voix, j’ai voulu en savoir plus sur ce projet de métissage musical…

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Frédéric Sario, auteur et co-compositeur du conte musical « De rêves en rives » dont la sortie en version numérique est prévue en fin d’année a bien voulu répondre à nos questions.

1) Pouvez-vous nous dire qui êtes-vous et quelles sont vos actions ?

En quelques mots, je dirais que nous sommes réunionnais, métropolitains, et d’ailleurs pour certains, musiciens. Riches de nos différences, on se retrouve autour de la musique, de la Réunion, soucieux de faire de notre mieux et de porter certaines valeurs humanistes.

2) Quand et comment est né le conte musical « Rêves en rives » ?

L’idée de ce conte musical est née il y a quelques années. Au départ, il s’agissait d’en faire une œuvre pour les enfants et puis naturellement, les compositions ont évolué. Aujourd’hui, elles transcendent les générations. Il y en aura un peu pour tous les publics. Cet éclectisme touche également les genres. On passe de la folk à la pop en passant par de la funk et des notes world music avec des sonorités chinoises et indiennes notamment.

3) Quels en sont les thèmes ? Que voulez-vous transmettre à travers cette œuvre ?

C’est un conte résolument optimiste avec la volonté de mettre en valeur le vivre ensemble. L’île de la Réunion en est le personnage principal. À travers sa culture, ses légendes on essaye de mettre à mal les préjugés sans pointer du doigt. L’harmonie peut exister dans la différence… Ce sont des thèmes qui transcendent la Réunion et ont une portée universelle.

4) Quelles sont les satisfactions ressenties grâce à ce projet ? Des frustrations ?

Les satisfactions sont nombreuses. Les rencontres musicales et humaines avec des artistes venus d’horizons divers en font partie. Une chorale gospel et des enfants participent à ce projet de même que des artistes internationaux. Le processus créatif est exaltant. Voir un titre naître accord après accord est une vraie satisfaction.
Quant aux frustrations, elles sont avant tout liées à la passion que l’on porte au projet. La frustration de ne pas aller aussi vite qu’on le souhaite ; la frustration de limiter sa créativité pour des raisons financières, techniques… A l’arrivée, il ne faut garder que le positif et essayer d’aller aussi loin que possible pour ne pas avoir de regrets.

5) L’association Plein de Talent a pour but de promouvoir des talents, quels conseils donneriez-vous à toutes celles et ceux qui veulent se lancer dans l’aventure de la chanson et le milieu musical ?

Il faut être passionné avant tout! Persévérant, multitâches et surtout ne pas penser que l’on peut réussir seul ! Il n’a jamais été aussi facile de faire de la musique. La MAO [comprenez Musique Assistée par Ordinateur] est à la portée de tous ou presque. Résultat, on se retrouve avec une production incroyablement riche. Cette facilité d’accès ne doit pas occulter que le principal, la qualité du travail. Et même si la qualité est là, ce n’est parfois pas suffisant tant il est devenu difficile de se faire entendre…

 

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